Friday, September 30, 2005

Sporting: falando apenas de dinheiro

Só uma pergunta aos dirigentes do Sporting: quantos milhões é que o Sporting já perdeu por ter um treinador rasca? Para não falar da perda de prestígio, que sempre tem consequências financeiras. Se para estes dirigentes a estabilidade financeira do clube é a prioridade, tornou-se mais do que evidente neste momento que é preciso com urgência encontrar um treinador competente. O que se está a passar é absurdo e risível.

Bergen, Agosto 2003








































































Fotógrafos



















(jc)

Na floresta





















































(jc)

Thursday, September 29, 2005

Sporting à deriva

O Sporting falhou mais uma vez e já são vezes de mais. O treinador devia ter vergonha, admitir a sua incompetência e demitir-se. Os dirigentes deviam deixar de dizer asneiras a seguir umas às outras e pensar no dinheiro e no prestígio perdido pelo clube nestas aventuras rocambolescas de uma equipa completamente à deriva. Haja dignidade e um pouco de bom senso!


P.S. Uma pergunta ao Sr. Rui Meireles: se os treinadores do Sporting não caem em função dos resultados que obtêm, como seria normal esperar-se, faça o favor de nos elucidar sobre as razões que os podem fazer cair.

Trakl: Na Sombra

DANS L'OMBRE


L'âme tait le printemps bleu.
Sous les branchages humides du soir
Sombra dans les frissons le front des amants.

Ô la croix verdoyante. Dans de sombres paroles
L'homme et la femme se sont connus.
Près du mur dépouillé
Erre le solitaire avec ses astres.

Sur les chemins éclairés de lune de la forêt
Sombraient les lieux sauvages
De chasses oubliées; le regard du bleu
Jaillit de roches en ruine.

(Georg Trakl, Crépuscule et Déclin, Gallimard, 1972,
traduit par Marc Petit et Jedan-Claude Schneider)

Wednesday, September 28, 2005

Lagos





















































































(jc)

Tuesday, September 27, 2005

A shining countenance

Falam-nos uma linguagem desconhecida, que não compreendemos bem mas pressentimos cheia de sentidos. O que é estranho não nos aborrece nem irrita e parece, nas palavras, ficar agradavelmente à espera de ser identificado, o que nos dá prazer. Escondemo-nos de nós mesmos, do cansaço dos sentidos conhecidos, nessa realidade impossível de entender, de visualizar, de explicar? Paz interior e alegria discreta mas intensa: o mundo, a vida, o ser permanecem impenetráveis, não há sistema ou regra que os resuma ou consiga definir de uma vez por todas, ainda há desconhecido. Experiência curiosa. O que é a poesia? Narrativa da experiência "original", criação da "experiência original", revelação surpreendente do que não havia para revelar? Who knows.


Eternities dead
and gone,
a letter touches
your still-un-
injured fingers,
a shining countenance
comes somersaulting in
and touches down in
smells, sounds.


Paul Celan, Glottal Stop, translated by Nikolai Popov & Heather
McHugh, University Press of New England, 2000

Water, plain water

A child is attracted to a rattle before he is attracted to a compass... We have ceased to listen to poetry since everyone became able to write it. So there is a general outcry: "Give us prose. Water, plain water."

Bestuzhev

Sunday, September 25, 2005

Schumann

Já não sei onde li que Yves Nat se imaginava uma reincarnação de Schumann. Não acredito em reincarnações, mas simpatizei com a ideia. Da música de Schumann foram as obras para piano e as canções que desde logo mais profundamente me cativaram. Fui-as ouvindo em interpretações diversas, comparando e aprendendo a perceber as diferenças, com uma paixão e interesse muitas vezes renovados. A ouvir as sinfonias, os quartetos, os concertos para piano, para violino, para violoncelo, porém, a minha atenção sempre teve dificuldade em se fixar: os fios da música partem em demasiadas direcções, irritam-me as repetições e a monotonia de uma procura que parece pouco inspirada, é-me difícil continuar a interessar-me - e deixo de seguir, de acompanhar atentamente. Talvez um dia não seja assim. Mas vou ouvir de novo o quarteto op. 47, humildemente. E retribuo a gentileza que uma pessoa que não me devia nada teve para comigo sugerindo-lhe a escuta (para ela agora, para mim por ela mais tarde) de Papillons op.2.

Le poète parle

Son affrontement avec le gigantesque massif des trente-deux Sonates de Beethoven, ce fut le combat de Jacob avec l'Ange. La longue durée et la haute fidélité naissantes furent les témoins stupéfaits de la victoire d'Yves Nat: un jalon tout simplement, à la fois dans l'histoire du disque et dans l'aventure de notre écoute. Mais ce n'est pas là qu'on attendait vraiment Yves Nat. C'est dans Schumann. Il avait commencé à l'enregistrer, dès avant la guerre, dans ses trop rares 78 tours: le Concerto d'abord, assez attendu; mais surtout le très surprenant Carnaval de Vienne, si peu populaire, si peu à la mode, négligé par les schumanniens confirmés (ils ne sont pas légion) eux-mêmes. Références a déjà publié ce document prophétique, qui annonçait tant de merveilleux rendez-vous à venir, quinze et vingt ans plus tard. Car à cela il n'y a pas de doute: du silence où il s'était retiré, réfugié, on n'attendait pas vraiment que Nat ressortit pour faire entendre la voix de Beethoven. Mais celle de Schumann, très certainement. Les résultats furent, pour une fois, à la hauteur de l'attente.
Dans son silence Nat, qui ne jouait pour ainsi dire plus en public, avait encore mûri, nourri et décanté ce qui avait été chez lui, d'enfance, une prédisposition, une affinité géniale à l'interprétation du mystère de Schumann. Mystère? D'abord, en tous cas, bizzareries. Schumann déconcerte. C'est un lyrique, on sait de combien de poètes il s'est nourri, on sait même combien il hésita, tout un temps, entre la muse de la poésie et celle du piano. Pourtant Schumann ne chante pas. Il parle. Der Dichter spricht, comme il est écrit à la fin des Scènes d'enfant. Et la réalisation pianistique de ce génial parlando a déconcerté, et défait, plus d'un pianiste considérable, mais capable seulement de cantabile!
Non qu'Yves Nat ait méconnu le cantabile. On connaît dans son intégrale des sonates de Beethoven le chant profond, soutenu, presque innocent de son Opus 109 et même de sa Hammerklavier, où une voix, une âme sonore, semble s'être affranchie, tout simplement, des contingences de l'exécution pianistique. Ses interprétations de Schumann n'offrent pas moins d'exemples saisissants. A-t-on soutenu avec plus de mâle puissance les tensions larges de la Fantaisie? A-t-on trouvé mezza voce plus éloquente pour le simple chant de l'Arabesque? Même la périlleuse Humoresque, laissée de côté par la plupart, à cause de l'évasif équilibre qu'elle essaye entre le beau et le bizzare (pour reprendre la distinction baudelairienne), a-t-elle trouvé sous les doigts d'un autre respiration si naturellement, si chaleureusement chantante? Pourtant, si magnifique que soit ce Schumann mâle et lyrique à la fois, ce n'est pas là que Nat accomplissait sa plus rare prouesse. C'est là où Schumann va et rôde, là où son rêve semble ne prendre corps qu'à moitié, et à regret: là où quelque chose comme une indécision retient un son d'être tout à fait un son, une forme une forme, une parole une parole. Comme les figures de carnaval ou de fantaisie, chimères, masques et papillons sont à demi des vivants, ainsi la sonorité de Schumann, son affirmation, sont à peine une éloquence: un parlando plutôt, que les développements brefs des Phantasienstücke, les enchaînements vacillants des Kreisleriana, les accomplissements évasifs des Etudes symphoniques appellent, avec l'insistance et le mystère complice des voix de la nuit. Là est le Schumann essentiel, là aussi, de la part de Nat, la connivence vitale.
Aux demi-images de Schumann, à ses demi-formes, il prête son génie du demi-mot, intense, intime, pressant, sans emphase aucune, sans rien de cartésien, ni la rhétorique, ni la clarté, et avec quelque chose d'absolument français pourtant, qui va singulièrement bien à Schumann: une concision allusive qui est celle de nos moralistes, une inquiétude qui est celle de Pascal. Recréations? Nullement. D'autres approches de Schumann sont possibles, légitimes, géniales parfois. Mais bien peu égaleraient Yves Nat dans ce miracle d'investissement et d'identification, quand le Poète se tait, et que le Musicien parle pour lui, avec cette voix immédiate et vivante.
André Tubeuf

Saturday, September 24, 2005

Friday, September 23, 2005

Sabedoria

The more you know,
the less you understand.

(Tao Te Ching)


E então eu pensei que talvez fosse melhor ou igual dizer:

The more you understand,
the less you know.

Operário















(jc)

Os velhos


















(jc)

Turistas














(jc)

Thursday, September 22, 2005

Literatura

"Um touro preto é uma espécie de massa rebarbativa, com uma obscura vida interna onde se imagina que circulam imagens fundas e carregadas. É difícil discernir os teoremas que, pela acção, vai demonstrar. E a maneira como o fará, com suas improvisações e inspirações repentinas."

(Herberto Helder, "Aquele que dá a vida", em Os Passos em Volta)

Wednesday, September 21, 2005

Maneirismo

"L'auteur maniéré prétend dire les choses non pas normalement, mais anormalement. Au naturel, il préfère l'artificiel, l'alambiqué; il veut surprendre, étonner, éblouir. Or, tandis qu'il n'y a qu'une façon de dire les choses naturellement, il y en a mille de les dire artificiellement. C'st pourquoi il est inutile de faire entrer le maniérisme dans un système, comme on l'a constamment tenté."

Felizmente, e ao contrário do que pensava Curtius, não há apenas uma maneira de dizer as coisas "naturalmente", embora haja de facto mil de as dizer artificialmente.

(E. R. Curtius, La Littérature Européenne
et le Moyen Âge Latin
,
Presses Universitaires de France,
traduit de l'allemand par Jean Bréjus, 1956)

Pedras de Salamanca






















































































(jc)

Sunday, September 18, 2005

Friday, September 16, 2005

Rilke: Duration of Childhood















(jc)


(For E.M.)

Long afternoons of childhood. . . . , not yet really
life; still only growing-time
that drags at the knees-, time of defenseless waiting.
And between what we will perhaps become
and this edgeless existence - : deaths,
uncountable. Love, the possessive, surrounds
the child forever betrayed in secret
and promises him to the future; which is not his own.

Afternoons that he spent by himself, staring
from mirror to mirror; puzzling himself with the riddle
of his own name: Who? Who? - But the others
come home again, overwhelm him.
What the window or path
or the mouldy smell of a drawer
confided to him yesterday: they drown it out and destroy it.
Once more he belongs to them.
As tendrils sometimes fling themselves out from the thicker
bushes, his desire will fling itself out
from the tangle of family and hang there, swaying in the light.
But daily they blunt his glance upon their inhabited
walls - that wide innocent glance which lets dogs in
and holds the tall flowers,
still almost face to face.

Oh how far it is
from this watched-over creature to everything that will someday
be his wonder or his destruction.
His immature strength
learns cunning among the traps.

But the constellation
of his future love has long
been moving among the stars. What terror
will tear his heart out of the track of its fleeing
to place it in perfect submission, under the calm
influence of the heavens?

(The Selected Poetry of Rainer Maria Rilke, translated
by Stephen Mitchell, Vintage International, 1989)

Wednesday, September 14, 2005

Tuesday, September 13, 2005

Propertius in Love: Elegy



Sextus Propertius (c.50 - c.16 B.C.) was a Roman elegiac poet in Maecenas' circle.




She'll stay! She has promised she's not going anywhere. Envy bursts

like a bubble. We win! How could she not yield

to my constant pleading? My torment of jealous rage and lust

is suddenly eased, as those pictures that flashed in my mind

fade away, for my Cynthia's wanderlust is forgotten.

She loves me again. Or still. And her favorite city

is Rome, which she wouldn't think of leaving. And I am here,

and without my love she wouldn't accept a kingdom.

Our room and our narrow bed are enough. For richer, for poorer,

she's pledged allegiance to me and salutes the flag.

If she were offered the dowry Hippodamia's suitors

strived for, she'd turn it down. What would she want

with all the wealth of Homer's "horse-pasturing Elis"?

He offered a lot, and was probably willing to sweeten

the pot, but as it turned out she couldn't be tempted by greed.

She stays in Rome, with me. We're together again.

It isn't gold she wants, or lustrous Indian pearls

but the praise of my verses for which she's developed a taste.

So the Muses aren't a myth, and the gods exist, and Apollo

will help a lover. In these I have put my faith.

Cynthia's mine, and in joy I can soar as high as the heaven's

starlit ballroom to dance there. Night and day,

I am the one. No rival will ever steal her away.

When my hair turns white, I'll still be boasting of this.




Sextus Propertius, Propertius in Love, The Elegies, translated
by David R. Slavitt, University of California Press, 2002

Fé e esperança

Vinha no carro a ouvir a 9ª sinfonia de Schubert e pensei, ao dar-me conta da intensidade e da convicção com que a melodia ia serpenteando, se ia impondo: nesta época ainda se acreditava no Homem, ainda se acreditava no futuro, as pessoas não pareciam duvidar de que a vida tivesse sentido - e a alegria, a energia, eram manifestas. Hoje é o que se sabe, apesar de se terem aberto caminhos e possibilidades de realização naquela época impensáveis.


P. S. Tenho de me corrigir: o facto de Schubert e Beethoven, por exemplo, ainda acreditarem no Homem e nos deixarem provas disso, não significa que não houvesse, já naquela época, quem duvidasse ou não acreditasse.

Coimbra