Thursday, December 27, 2012

Friday, November 30, 2012

Initiation Into Portuguese Literature



This book was published by the Center for Portuguese Studies at University of California at Santa Barbara some years ago. The book is being sold USED through Amazon by several librarians for more than $100.00. Nonsense. We are selling it NEW for $37.00+ shipping and handling.

Wednesday, October 24, 2012

Monday, October 22, 2012

Tuesday, October 02, 2012

Se não fossem as palavras


As árvores: nunca se queixam.
Os rios: recebem a água e levam-na
ao seu destino, sem se desviar do
curso. As casas: um dia chega a ruína.
Esta é a ordem: o céu lá em cima, a
terra debaixo dos nossos pés. Mas
nós, porque nos queixamos? Quem
decidiu que conheceríamos a dor
depois da alegria, a dúvida depois
da certeza fez o melhor que podia.
O amor e o ódio amenizam com 
a sua violência a monotonia do tédio.
Não nos prendem à terra as raízes
do sangue, não são irrefutáveis as
razões da ira nem as inclinações
do coração. E por isso receamos
perder-nos. Como se fosse tão 
incerto o nosso destino como a
aparente inconstância dos elementos:
o ar, a água, o fogo, a terra. Mas
o sol e a chuva não vêm por acaso.
E nós, além da dor, do medo e da
excitação do desejo e da alegria,
que podemos esperar? Viver na
incerteza é a nossa condição. As
árvores, os rios, as montanhas
e o mar não receiam. Estão onde
têm de estar, vão aonde têm de
ir, nascem e morrem diante dos
nossos olhos sem explicação. A
explicação existe, mas quem
pensa em explicar uma manhã
de sol ou uma tarde de chuva?
Com firme monotonia os rios
atravessam as planícies e correm
entre as montanhas. E as árvores,
circunspectas, seguras nas suas
raízes, resistem à tempestade
e permanecem silenciosas e 
tranquilas na sua imobilidade.
Por vezes uma árvore sucumbe
e cai, derrotada, mas a quem
lembraria lamentar a sua má
sorte? Quem interroga é 
porque pode interrogar.
Mas não é seguro que
responder-lhe havia de 
esclarecer o  mistério. Não
há mistério: a perplexidade é
uma forma de ignorância. E o
sofrimento, a desolação da
carne e do espirito, explica-se?
A água e o fogo não interrogam.

O nosso destino está cheio
de palavras, elas crescem como
os cogumelos entre os troncos
dos pinheiros na floresta perto
do mar. No nosso coração
irrompem sem cessar, como 
estações do ano, as dúvidas,
ele bate apressado ou quase
adormece na sua apatia. Não,
a paz não lhe é acessível.

Na tarde de Verão o meu espírito,
sem inquietação, observava o
mundo à sua volta. Era o seu
mundo e ele entrava em relação
com ele. Possuía-o? O que é
possuir? O que será possuir?
Tranquilo como uma árvore
segura do seu destino, como a
água do rio a quem nunca
preocupa a finalidade da
viagem, eu atravessava as ruas
e as praças, às vezes sentava-me
num café e lia. Talvez, por vezes,
em segundos imperceptíveis, se
visse nos meus lábios o esboço 
de um sorriso. Mas logo a seguir 
eles fechavam-se com prudência,
modestos. Arrependiam-se? O 
meu espírito, a morada do Ser.
Se não fossem as palavras só ele
saberia, na sua solidão, o que há
a saber, só ele sentiria na sua
carne, como se fosse um corpo,
o que se pode sentir. E tudo
o que não podemos deixar de 
pensar. Se perguntava, porém,
não era por acreditar que
se pode responder. Se lhe
inspirava comparações a
condição das árvores e dos
rios não era para se consolar: não
manchavam a sua pureza a inveja
nem uma ambição despropositada.
A nós não nos foi concedida a
impassibilidade que habita o destino
dos elementos. Podemos aprender?
A contemplação da verdade pode
assemelhar-se a uma aprendizagem:
todos os dias repetimos o que já
sabíamos e facilmente se esquece.


Saturday, September 29, 2012

Friday, September 28, 2012

Tuesday, September 25, 2012

Tuesday, September 18, 2012

Wednesday, September 05, 2012

Sunday, September 02, 2012

Friday, August 31, 2012

Tuesday, August 28, 2012

Saturday, August 18, 2012

Der Vogelfänger bin ich ja - Simon Keenlyside

Souvenir des jours heureux


Les jeunes mères dans l’après-midi de la ville que le soleil chauffait de ses rayons brûlants pressaient contre leur poitrine les enfants qui pleuraient. D’autres enfants, autour de la table du café, riaient et criaient. Je les regardais de loin, le souvenir des jours heureux envahissait mes pensées. Je ne me plaignais pas. Je sais qu’aucun sourire, aucun rêve ne résistera au temps qui d’abord bâtit et ensuite, indifférent, dans sa besogne détruit ce qu’il a fait naître.

Thursday, August 16, 2012

La "table" et l' "amour"


Donc, selon Saussure nous avons le « signifié » et le « signifiant ». Je dis « table », tout le monde « voit » une table, bien que la table que chacun voit soit ou puisse être différente. Ce que je vois c’est, dans mon esprit, une image d’une certaine table. Cela semble clair et facile à comprendre.

Maintenant je dis « amour », par exemple, et les choses se compliquent. 
Il y a bien un « signifiant », mais le signifié de ce signifiant n'est aucun objet particulier et donc il ne pourra pas être représenté dans mon esprit par une image. Le signifié « amour » doit bien avoir un sens puisque nous parlons de l’ « amour » et nous avons l’air de parler de quelque chose qui existe, c’est à dire, nous nous comprenons. Mais contrairement au mot « table », le mot « amour » ne peut être compris qu’en imaginant des formes de comportement particulières. Au lieu de recourir à une image, qui serait aussi claire et unique que l’objet lui-même, nous sélectionnons un certain nombre d’images à partir de notre expérience et ces images nous les associons au concept d’ »amour ». Il en est ainsi parce que l’ « amour » en tant qu’objet susceptible d’être « vu » dans une image (unique, simple et claire, comme l’objet « table ») n’existe pas. L’amour n’est pas un objet, il n’existe pas de la même façon qu’une « table » existe.

Je ne vais pas m’étendre là-dessus. On a déjà compris l’immensité et la complexité du problème.

Je ne peux pas dire à quelqu’un « prouve-moi ta table ». Mais je peux demander à celle qui prétend m’aimer : « prouve-moi ton amour ». Le mot « table » correspond à un concept simple. Le mot « amour » correspond à un concept complexe. La « table » est là, je la vois, je m’en sers : j’y écris, j’y mets le verre d’eau. L’ « amour » n’est jamais vraiment là, je ne le vois pas, je ne peux pas le toucher, je ne peux pas le ranger dans le garage, il ne peut pas être confondu avec la personne dont je dis ou pense qu’elle m’aime ou que j’aime. C’est cette indéfinition indéniable du concept d’ « amour » qui rend possible toutes les confusions, tous les malentendus et même, comme on le sait, la trahison délibérée ou l’erreur involontaire. Mais le sujet est trop vaste, il faut y revenir plus tard avec les yeux de l’esprit bien ouverts, sans l’inconvénient des préjugés appris, pour mieux l’éclairer.

Intruder


When you start a relationship (I am talking about what we call love) you are an intruder in an aedipal triangle. Try to know something about the family antecedents of your partner so you may understand if you are playing the role of her or his father or the role of her or his mother (or maybe both in alternance). The future of your relationship is most probably written there in advance.

Joseph Edward Soice: "First they loved me as they loved their dad. Later, when I questioned some aspects of their behavior, they hated me as they hated their mom. Bullshit!."

L'amour c'est une différence


Contrairement au mot « table », le mot « amour » n’a de sens que si on le remplit avec quelque chose qui n’est pas lui-même, c’est-à-dire, que lorsqu’on lui attache des comportements ou des actions, comportements et actions par ailleurs investis d’un sens particulier qui est à interpréter.

Autrement dit, la table existe même lorsque je ne m’en sers pas. Mais l’ »amo
ur » n’existe qu’en action, attaché à des formes de comportement et de relation entre les gens, comportements et relations qui sont alors investis d’un sens particulier que nous désignons par le mot « amour ».

Le poème de Camões qui commence avec le vers « Se a ninguém tratais com desamor » explique bien que le comportement à interpréter comme preuve d’amour n’est pas toujours celui que l’on croit. Dans ce poème Camões se plaint : tu traites tout le monde tellement bien, tu es si gentille avec tout le monde ! Et comme il a compris que l’amour est une relation privilégiée, une forme de traitement très spéciale, il en profite pour conclure : eh bien, sois gentille avec tout le monde, oui, mais alors sois méchante, indifférente et cruelle avec moi parce que «amor é um, não pode ser partido » et si tu fais comme je dis « mal posso eu de vós ser mal querido ». Autrement dit, pour qu’il y ait amour il faut tout simplement, comme dans tout système de signification, qu’il y ait une différence : parce que là où il n’y a pas de différence il ne se passe rien, rien ne se fait remarquer. Tout ceci laisse entrevoir que les formes de comportement que l’on peut attacher au concept d’amour, avec lesquelles on peut remplir le concept «amour », sont loin d’être simples et claires. En plus, Camões avait peut-être tort de croire que "amor é um, não pode ser partido". Mais c'est une autre histoire.

L'amour et les bonbons


L’amour est une priorité. Quand il ne l’est pas, il devient une chose quelconque. Bien sûr, on peut toujours aller acheter du pain, aller travailler, amener la voiture au garage, perdre notre temps à boire avec des amis ennuyeux et médiocres. Mais dans l’esprit l’amour ne cesse pas d’être la priorité. La priorité signifie : je veux ça avant toute autre chose, je le veux intensément; l’amour c’est mon oxygène et je ne peux ni ne veux pas m’en passer.

*****

Nous courons après les bonbons, la vie se réduit à ça. Mais les bonbons sont tous empoisonnés, il va falloir les vomir plus tard - ou en mourir. Buvez de l'eau, croyez en Dieu sans fanatisme, ne parlez jamais excepté pour demander l'heure, n'espérez rien de la vie ni de personne (ceux que vous aimez vous trahiront tôt ou tard: relisez la Bible). Mais surtout évitez les bonbons, cela devrait suffire pour commencer.

Chopin: Nocturnes nr. 8 and 19 - Maria João Pires

Thursday, July 05, 2012

Wednesday, July 04, 2012

Friday, June 08, 2012

Ovid: Disappointment


But oh, I suppose she was ugly; she wasn't elegant; 
I hadn't yearned for her often in my prayers.
Yet holding her I was limp, and nothing happened at all:
I just lay there, a disgraceful load for her bed.
I wanted it, she did too; and yet no pleasure came
from the part of my sluggish loins that should bring joy.
The girl entwined her ivory arms around my neck
(her arms were whiter than the Sithonian snows) ,
and gave me greedy kisses, thrusting her fluttering tongue,
and laid her eager thigh against my thigh,
and whispering fond words, called me the lord of her heart
and everything else that lovers murmur in joy.
And yet, as if chill hemlock were smeared upon my body,
my numb limbs would not act out my desire.
I lay there like a log, a fraud, a worthless weight;
my body might as well have been a shadow.
What will my age be like, if old age ever comes,
when even my youth cannot fulfill its role?
Ah, I'm ashamed of my years. I'm young and a man: so what?
I was neither young nor a man in my girlfriend's eyes.
She rose like the sacred priestess who tends the undying flame,
or a sister who's chastely lain at a dear brother's side.
But not long ago blonde Chlide twice, fair Pitho three times,
and Libas three times I enjoyed without a pause.
Corinna, as I recall, required my services
nine times in one short night - and I obliged!
Has some Thessalian potion made my body limp,
injuring me with noxious spells and herbs?
Did some witch hex my name scratched on crimson wax
and stab right through the liver with slender pins?
By spells the grain is blighted and withers to worthless weeds;
by blighting spells the founts run out of water.
Enchantment strips the oaks of acorns, vines of grapes,
and makes fruit fall to earth from unstirred boughs.
Such magic arts could also sap my virile powers.
Perhaps they brought this weakness on my thighs,
and shame at what happened, too; shame made it all the worse:
that was the second reason for my collapse.
Yet what a girl I looked at and touched - but nothing more!
I clung to her as closely as her gown.
Her touch could make the Pylian sage feel young again,
and make Tithonus friskier than his years.
This girl fell to my lot, but no man fell to hers.
What will I ask for now in future prayers?
I believe the mighty gods must rue the gift they gave,
since I have treated it so shabbily.
Surely, I wanted entry: well, she let me in.
Kisses: I got them. To lie at her side: There I was.
What good was such great luck - to gain a powerless throne?
What did I have, except a miser's gold?
I was like the teller of secrets, thirsty at the stream,
looking at fruits forever beyond his grasp.
Whoever rose at dawn from the bed of a tender girl
in a state fit to approach the sacred gods?
I suppose she wasn't willing, she didn't waste her best
caresses on me, try everything to excite me!
That girl could have aroused tough oak and hardest steel
and lifeless boulders with her blandishments.
She surely was a girl to rouse all living men,
but then I was not alive, no longer a man.
What pleasure could a deaf man take in Phemius' song
or painted pictures bring poor Thamyras?
But what joys I envisioned in my private mind,
what ways did I position and portray!
And yet my body lay as if untimely dead,
a shameful sight, limper than yesterday's rose.
Now, look! When it's not needed, it's vigorous and strong;
now it asks for action and for battle.
Lie down, there - shame on you! - most wretched part of me.
These promises of yours took me before.
You trick your master, you made me be caught unarmed,
so that I suffered a great and sorry loss.
Yet this same part my girl did not disdain to take
in hand, fondling it with a gentle motion.
But when she saw no skill she had could make it rise
and that it lay without a sign of life,
'You're mocking me, ' she said. 'You're crazy! Who asked you
to lie down in my bed if you don't want to?
You've come here cursed with woolen threads by some Aeaean
witch, or worn out by some other love.'
And straightway she jumped up, clad in a flowing gown
(beautiful, as she rushed barefoot off) ,
and, lest her maids should know that she had not been touched,
began to wash, concealing the disgrace.

- translated from the Latin by Jon Corelis 

Saturday, May 26, 2012

Sunday, April 22, 2012

Sunday, April 15, 2012

Wednesday, April 11, 2012

Fora de mim


 Courbet

Fui eu quem apanhou um avião num aeroporto europeu uma manhã de Dezembro, mas não fui eu quem regressou a este país depois de atravessar o Atlântico. Aquele que chegou é quando muito apenas uma parte de mim: do que eu fui do que eu sei que era. E agora tenho de agir de esforçar-me nesta versão de mim que não se sente à vontade na cabeça ou no corpo a que foi distribuída. Daí a estranheza dos gestos dos pensamentos dos olhares e dos sentimentos. É como se me tivesse inadvertidamente imperfeitamente duplicado ou metamorfoseado. Ou como se uma parte de mim se tivesse perdido não se sabe onde e da velha identidade - das antigas, tão dificilmente adquiridas marcas pessoais - a nova versão apenas conservasse uma vaga recordação. Daí o desentendimento o conflito a perplexidade. O primitivo ocupante do lugar foi irremediavelmente expulso de casa e a sua identidade na versão original até não há muito tempo indiscutível e única não passa agora de uma imagem nostálgica. A pessoa nova tenta refazer-se a partir da antiga através da recordação. Mas essa versão antiga não é já senão uma silhueta vaga apercebida na bruma distante e inalcançável do infinito: uma sombra uma nuvem que como um sonho se foi progressivamente afastando de mim e se vai dissolvendo se vai diluindo no horizonte até esfumar-se desaparecer, deixar de ser alguma coisa.

Cheguei cheio de sono anestesiado por uma viagem de onze horas de avião. Como é costume o voo atrasou-se e perdi o autocarro. Fui obrigado a esperar pelo autocarro seguinte apanhei-o três horas mais tarde e acabei por chegar a casa exausto. Quando percebi que seria assim sentei-me conformado num banco da sala de espera do aeroporto perto do quiosque dos jornais e das mesas do bar e fui buscar um café com leite. Estava tão quente que me queimou a língua. É o costume neste país. Blasfemei apeteceu-me voltar atrás e barafustar com a menina do bar mas não há nada a fazer a gente protesta e elas não entendem. É assim a atenção aos pormenores não faz parte dos hábitos deles estão sempre com a cabeça noutra coisa enquanto trabalham parecem robots. Não não me inquietei excessivamente a pensar nesse atraso como um grande problema. Ficar irritado ou nervoso não me serviria de nada. Abri um livro e enquanto distraidamente ia observando as pessoas à minha volta tentei ler para passar o tempo. A viagem depois passou-se sem sobressaltos: duas horas e meia no autocarro pela beira-mar ao fim da tarde a silhueta das árvores e das montanhas a recortarem-se quase como sombras no azul descolorido do céu e eu a observar de vez em quando o mar ligeiramente encapelado porque soprava um vento demoníaco eu meio adormecido e sonhador no banco do autocarro eu meio anestesiado pelo cansaço das quase vinte e quatro horas de viagem.

Essa última etapa deixou-me finalmente à porta de casa e foi então que ao entrar na sala vazia e escura fui assaltado por uma angústia inesperada um mal-estar um sentimento de abandono que me deixaram prostrado no sofá amarfanhado banhado em lágrimas. A mulher que na versão anterior de mim estaria ali presente à minha espera de braços abertos para me receber estendendo-me os lábios para um beijo pronunciando as palavras de boas-vindas tinha desaparecido. Eu provavelmente sabia-o pelo menos pensava que o sabia. Mas estava errado a minha ignorância acerca de mim mesmo do que me acontecia do que era a minha vida revelava-se total. Interroguei-me confusamente: como pude ser tão desprevenido viver tantos meses desligado do que se passa no mundo esquecido das minhas decisões e do meu próprio destino? Agora a Nemesis batia-me na cara como uma onda gelada e vingativa desferida pelo mar como uma bofetada de mão invisível mas cheia de ódio como um murro na cabeça desferido por um punho de pedra: não não havia ninguém na casa deserta desolada à minha espera. E o peso do vazio era enorme o tamanho da ausência era monstruoso. O cansaço da longa viagem a tristeza o desalento deixaram-me mudo sem perguntas e sem dúvidas sem respostas e sem sentimentos sem compreensão. Levantei-me do sofá arrastei-me até à casa de banho fui olhar-me no espelho e não me reconheci: o que eu era nesta versão improvisada de mim mesmo nada tinha a ver comigo não tinha nada a ver com a minha memória de mim mesmo. Eu era-me estranho.

Tinha saído de madrugada de uma cidade do norte da Europa tinha visto do avião a linha do horizonte começar a avermelhar-se. Depois a linha vermelha progressivamente fora alastrando e esbatera-se enquanto com a luz nascente se iam revelando as formas se iam desenhando as paisagens: os campos e o mar ainda avermelhados presenças impressionantes que iam saindo da escuridão. Saindo da penumbra o mundo renovava-se ressurgia das trevas para mais um dia. Depois foi a bola vermelha do sol que foi mostrando a cara emergia no horizonte como na minha infância quando da minha janela de Lisboa com os olhos no Tejo as transformações da luz e das cores intrigavam a minha ignorância e os meus medos juvenis.

Muitas horas depois de ter saído da cidade do norte eu chegara a casa noutro continente sem ter pensado na facilidade com que se passa por cima dos oceanos e dos países sem me ter surpreendido com a rapidez com que atravessamos o espaço e o tempo sem deixarmos de ser nós mesmos. Mas desta vez alguma coisa acontecera e eu imperceptivelmente deixara de ser aquele que já fora deixara de ser eu mesmo tal como me conhecia deixara de ser aquele de quem sabia sem muitas surpresas sem sobressaltos particulares isto e aquilo. Uma nova versão de mim mesmo substituíra-se àquela com que eu ia pelos caminhos enfrentando as dificuldades da vida àquela com que eu aprendera e me habituara a amar a duvidar a procurar a odiar ou a desprezar. Percebera ao chegar a casa sem de facto realmente o ter entendido que me deixara a mim próprio na cidade no continente no país de onde saíra de madrugada para iniciar a longa viagem. E no entanto era abusivo afirmar que eu me deixara a mim próprio noutro lugar e noutro tempo visto que estava ali e podia pensar e aperceber-me das diferenças fazer estes comentários sobre a minha situação. Era indiscutível no entanto que uma nova versão de mim mesmo tinha surgido sabe-se lá de onde sabe-se lá como uma versão que estava de reserva escondida não se sabe onde versão de cuja existência eu não suspeitara e agora essa nova versão surgida tão inesperadamente reenviara para o esquecimento aquele que eu fora não há muito tempo ainda eliminando aquele que abusivamente eu imaginara que nunca deixaria de ser. E desse que eu fora só tinham ficado confusas reminiscências.

Foi então que naquele deserto hostil em que a minha casa se transformara inesperadamente eu me levantei e fui abrir uma garrafa de vinho e fui bebendo pela noite adiante até a esvaziar e me sentir completamente embriagado já com vontade de me rir de mim mesmo e da absurda inesperada sensação de abandono que se abatera sobre mim e parecia sem remédio. Sabemos pouco da solidão fugimos dela constantemente procuramos distracções que a façam esquecer porque enfrentar-se a si próprio arriscar-se a ver o rosto temível do nada que nos rodeia e ameaça aterroriza-nos e ninguém quer viver aterrorizado. Ali estava eu agora na mais desolada na mais absurda solidão sem a sabedoria do meu eu antigo completamente entregue ao novo eu que não sabia como resolver o problema inesperado. Para evitar o sofrimento ele recorrera ao álcool eu recorrera ao álcool mas se tivesse juízo e fosse responsável tinha previsto o choque o que ia acontecer ao chegar a casa e ter-me-ia protegido de antemão podia por exemplo ter-me embebedado no avião.

Durante a viagem logo no primeiro avião fiquei sentado ao pé de uma rapariga um pouco gótica no vestir e no estilo jovem como a minha filha e como ela magnificamente ignorante de tantas coisas da vida o que provavelmente se via no seu rosto fresco na sua pele nos seus olhos na sua curiosidade na sua simplicidade. Ela viajava acompanhada por um careca corpulento e tatuado que não parava de falar iam de férias certamente ao país dele. Eu encostei-me no canto meio a dormir contra a parede do avião as pessoas irritavam-me não me apetecia falar mas ela perguntou-me duas vezes se eu queria uma pastilha de liquorice estendeu-me a caixinha azul com flores violetas e já perto do fim da viagem perguntou-me para onde é que eu ia onde é que eu morava. Eu disse onde morava para onde ia e os bonitos olhos dela brilharam com interesse ela virou-se abertamente para mim curiosa com uma nova atitude ah que sorte como eu gostava de lá ir de lá viver deve ser fantástico. Sorriu-me com cumplicidade e simpatia como se eu de repente me tivesse transformado noutra pessoa e eu comentei meio a rir que não era tanto assim que não era tão fabuloso como ela imaginava mas a dizer a verdade e pensando nisso agora que sabia eu acerca dos mil caminhos por onde escorre a vida na grande cidade certamente cheia de oportunidades que fazem sonhar cheia de aventuras que poderão modificar definitivamente a nossa existência sim que sabia eu dessa cidade que a seduzia como provavelmente me tinha seduzido a mim antes de eu a ter conhecido nada verdadeiramente e era assim porque me faltava a paixão da descoberta porque gastara a minha ignorância a minha curiosidade a minha energia noutros sítios a conhecer provavelmente o mesmo sob formas sob aparências diferentes. E então vi que no braço direito ela tinha uma tatuagem colorida azul vermelho verde as maminhas dela notavam-se apertadas na camisola de algodão verde a pele nua das suas costas devia ser macia mas ela era uma menininha ainda estava a descobrir o mundo e a descobrir-se a si própria ao seu poder às suas forças às suas fragilidades. Durante a viagem eu evitara olhar para ela porque o tipo que a acompanhava me parecera estranho esquisito talvez mesmo capaz de violências inesperadas e eu não queria ter chatices nem aborrecer ninguém mas agora pressentia que a relação entre eles era provavelmente nova e frágil e quando o avião se imobilizou no aeroporto e nos levantámos para ir saindo ela ficou para trás e disse-me bye bye acho que o careca não tinha gostado de a ver em conversas subitamente tão animadas comigo achei-o inseguro dei-me conta da sua desconfiança assim que pôde ele avançou na direcção da saída passando à frente de algumas pessoas no pequeno corredor do avião.

Ainda há quem se interesse por mim quem me sorria com os olhos a brilhar pensei eu enquanto ia andando não te esqueças disso nos momentos em que te ameaçar a depressão ainda escapas a que te confundam com o lixo à beira dos caminhos a tua solidão é portanto menos grave do que pensavas. Senti que renasciam as razões para encarar o futuro com um pouco de optimismo mas o que é que eu fiz para me proteger no futuro? Ignorando o que me iria acontecer quando finalmente chegasse a casa ignorando que em vez de mim estava agora outro ocupante no meu corpo na minha cabeça na minha vida não fiz nada nada limitei-me a sorrir. Se estivesse atento a mim mesmo se tivesse consciência da gravidade da minha situação talvez tivesse tido um lampejo de inspiração e trocado os endereços de email com a rapariga da tatuagem. Depois ela vinha visitar-me e tornava a minha vida mais interessante durante algum tempo, nunca se sabe.

A magnanimidade de Deus é imensa. Por isso tive ainda no mesmo dia uma segunda oportunidade de introduzir na minha vida outra pessoa que podia modificar a monotonia dos meus dias. Desperdicei-a de novo. A rapariga alemã discreta compenetrada pouco faladora que ia sentada à janela perto de mim no segundo avião despertou a minha curiosidade não porque fosse particularmente jovem ou bela mas por ir meio ensonada a ler uma revista desinteressada do que se passava à sua volta. Perguntei-lhe se era música ou filósofa visto que era alemã mas ela não entendeu a brincadeira disse apenas que não talvez um pouco surpreendida. Eu expliquei e então ela riu-se. Mais tarde contou-me a mim e ao rapaz que ia sentado entre mim e ela que ia para um mosteiro budista no Hawaii. Durante a longa viagem estabeleceu-se entre nós lentamente alguma familiaridade por exemplo quando ela descobriu que havia gelados trouxe maternalmente um para mim e outro para o tipo porreiro o estudante escocês que era nosso companheiro de viagem sem nos ter perguntado se queríamos um. O meu interesse por ela parecia ser correspondido pela sua curiosidade a meu respeito eu olhava-a e ela olhava-me começámos a observar-nos mutuamente mas como muitas outras vezes como quase sempre eu não fiz nada só tomei consciência da oportunidade de estabelecer alguma relação com ela quando já era tarde de mais quando já tínhamos partido cada um para seu lado. Eu tinha gostado do corpo dela das maneiras dela da maturidade dela. Mas não fiz nada sou um preguiçoso um parvo. Se quiser evidentemente posso telefonar para o mosteiro budista no Hawaii ou enviar um email e pedir que lhe dêem um recado meu you see eu viajei com ela da Europa para a América digam-lhe que telefonou o tipo que ficou sentado perto dela no avião esqueci-me de lhe devolver o livro que ela me emprestou se fosse possível falar com ela eu agradecia.

Mas talvez esteja a exagerar não estou seguro de que o meu interesse por ela pela desconhecida justifique um comportamento que pode parecer estranho e talvez o seja vou pensar no assunto com mais calma porque a verdade é que o último olhar que ela me lançou quando estávamos na fila para mostrar os passaportes continua a perseguir-me às vezes penso quem sabe se ela não é a mulher com quem eu podia finalmente estabelecer uma relação digna desse nome uma relação que se poderia tornar inesquecível. Perco todas as oportunidades sempre foi assim sou excessivamente bem educado respeitador imbecil prudente e depois incomoda-me que uma mulher pense que o meu interesse por ela é apenas sexual.

Quando estamos atentos já percebi já me dei conta as oportunidades repetem-se sucedem-se mas nós ficamos surpreendidos com a facilidade com que as pessoas se abrem pela rapidez com que se mostram disponíveis na verdade não contávamos com nada era só jogo mais uma experiência ou sou eu que vivo na lua que nunca levei a vida a sério que ando sempre distraído que brincar com coisas que podiam ser sérias me diverte. Mas também é possível que eu tenha medo de me enganar talvez eu tenha receio de me ver encerrado no círculo fechado do mundo dos interesses e paixões de outra pessoa talvez eu prefira continuar aberto a todas as possibilidades disponível para as surpresas para o desconhecido protegido dos perigos do amor correspondido.

Tudo tem o seu preço inegavelmente. Desperdicei duas oportunidades de escapar à solidão não fiz nada e não é assim que uma pessoa se protege de acidentes imprevistos como aquele que me esperava ao regressar de uma viagem e deparar com a casa vazia. O preço a pagar pela minha ligeireza preguiça falta de iniciativa era evidente e eu não ignorava que o erro vinha de muito longe. Como prever porém que a pessoa que eu deixara de amar e que desaparecera da minha vida me faria tanta falta se revelaria tão necessária ao meu equilíbrio emocional? A ausência do meu eu antigo contribuía para tornar tudo mais difícil senti-me à mercê de qualquer acontecimento inesperado e brutal ameaçado fragilizado à beira da depressão do abismo do desespero. Eu não era eu na minha cabeça no meu corpo na minha vida em vez de mim estava agora uma versão diminuída inexperiente incauta uma caricatura da pessoa que eu tinha sido. E tudo parecia sem sentido.

Vieram-me então no estado de entorpecimento em que me tinham deixado o cansaço da viagem e o excesso de álcool ingerido já em casa recordações doridas dessa pessoa. Alucinado vi-a bruscamente atarefada a calafetar a base das portas com cobertores para que não entrasse no quarto onde ela dormia o ar que eu já tinha respirado o fumo dos meus cigarros. Era incómodo perturbador incoerente mas tive saudades dessa e de outras suas obsessões doentias tive saudades das nossas discussões azedas. Os gestos as feições as palavras dos desaparecidos já se sabe têm tendência a ocupar definitivamente e de maneira ciosa exclusiva certos espaços da consciência e da memória. E é assim durante algum tempo depois nós esquecemo-nos a vida continua. Ela vivia comigo mas fora-se pouco a pouco como que dissolvendo em si mesma na sua insignificância na doença que era o seu corpo o seu espírito da maneira mais surpreendente e inexplicável ela desaparecera progressivamente da minha vida e talvez até da sua e contra isso eu nada pudera fazer. Ao vê-la tão absorvida na sua autodestruição na sua própria desaparição alguma coisa mudara em mim. Perdi provavelmente a capacidade de a olhar de a ouvir de lhe falar de a amar de a desejar de a ter ao meu lado na minha vida. Ela emagrecera adormecia na sala quando não eram horas disso não dormia tranquilamente na cama quando eram horas normais de dormir às vezes não comia às vezes não conseguia respirar era como se todas as formas de comunicação do seu corpo com o exterior e por consequência comigo mesmo se tivessem vindo a atenuar a deteriorar gradualmente e o seu isolamento definitivo o seu desaparecimento completo a sua morte sem remédio para as coisas da vida e do mundo fosse inevitável. Talvez por me sentir repelido ou incompreendido insuficientemente amado acabei por transformar-me num monstro de frieza e egoísmo num peso para mim próprio na relação que tinha com ela relação que eu comecei a observar de longe de fora com perplexidade. O desastre que parecia eminente era na minha opinião facilmente evitável nada o justificava nada o exigia eu amava-a separar-me dela era uma injustiça uma parvoíce um desperdício nascido de um mal-entendido da inexperiência da pressa do medo da ignorância.

A minha incapacidade de encontrar uma solução não a entendo hoje ainda. Ela foi-se sumindo desaparecendo transformou-se numa nuvem desapareceu lá em cima no céu num lugar invisível a uma distância que os olhos não podem alcançar. Não me habituei ao seu desaparecimento mas encontrei maneira de sobreviver sem ela é assim acabamos sempre por poder viver sem os mortos que enquanto vivos nos faziam tanta falta.

Eu não estava em mim eu não era eu não não eu não me reconhecia nesta versão insuficiente distraída desprevenida adulterada de mim mesmo. Mas sem eu me dar conta disso a nova figura a nova identidade ocupara o lugar daquele que eu era antes. Pelo menos foi essa a explicação mais verosímil que encontrei para as catástrofes que se abatiam sobre mim para a minha fragilidade para a minha incapacidade de me tornar invulnerável ao sofrimento. Mas nada deixava entrever com optimismo o regresso daquele que com razões ou ilusoriamente eu pensava que tinha sido. Nem ele nem ninguém me ajudaria a resolver os problemas criados pela nova situação. Entendi na solidão dessa noite que era assim nessa nova solidão nesse abandono que a partir de então teria de enfrentar o futuro e a vida. Fui buscar outra garrafa de vinho abri-a e continuei a beber. Acabei por adormecer vestido em cima da cama indiferente a tudo o que pudesse vir a acontecer-me.

Os dias que se seguiram foram banais, o que não surpreenderá ninguém. Eu continuava a querer entender por que razão as minhas relações com aquela mulher em particular tinham sido tão tumultuosas e acabado de maneira tão desastrosa e tão feia. Durante algum tempo atribuí o insucesso da nossa relação ao meu fraco conhecimento do amor e à minha falta de paciência para lidar com os problemas que a sua loucura me criava. Uma tarde, sentado à mesa de um café, o meu espírito iluminou-se. Subitamente, tudo o que se tinha passado entre nós pareceu-me simples, tornando desnecessárias as explicações sofisticadas: enquanto vivia comigo ela encontrou outro homem, ele interessou-se por ela e ela interessou-se por ele, iam para um café conversar à hora do almoço ou ao fim da tarde; criou-se uma cumplicidade, o desejo foi crescendo, tornaram-se amantes. O que é que eu podia fazer para evitar o que aconteceu? Nada. Esforçando-me por entender o fracasso das nossas relações acabei por assumir culpas que não eram minhas, desculpei abusos que não devia ter desculpado. Isto é: filosofei, torturei-me, acabei amargo e pessimista, deixei de gostar das pessoas em geral. Valia a pena? Acho que não. O destino tem as suas razões para ir na direcção em que vai, nós é que andamos distraídos.

As semanas foram passando, já entendi que terei de viver com esta nova versão de mim mesmo, nostálgico da antiga, da original. A primeira versão ofuscou-se e não voltará nunca mais. Vou tentando lembrar-me da pessoa que era antes para que não se perca tudo o que já tinha aprendido. Mas nem tudo se pode corrigir nem reaprender, não é? A nova versão da minha pessoa já por duas vezes reagiu desagradavelmente à minha nostalgia da minha antiga personalidade chamando-me saudosista e ingrato. Tomei nota e farei o possível por não a ofender. Não sei se depende da minha vontade. Talvez com o tempo que vai passando eu acabe por me habituar àquilo em que me transformei e deixe de querer voltar a ser o que já fui. Por enquanto não posso deixar de comparar a versão de mim actual com a sua predecessora e confesso que ainda não renunciei a querer substituí-la por uma versão mesmo remendada da versão antiga que se perdeu.

Não pensem que as coisas são simples para mim. Eu não minto nem falo em vão. A minha capacidade de inventar intrigas romanescas para explicar os meus estados de espírito, para me desvalorizar ou valorizar segundo as conveniências do momento, não é um vício. Nasce da necessidade de ir sobrevivendo num mundo sem grande sentido além daquele que eu lhe atribuo.

Monday, April 02, 2012

Saturday, March 17, 2012

Sunday, March 11, 2012

Wednesday, March 07, 2012

Tuesday, March 06, 2012

John Donne: Lover's Infiniteness


IF yet I have not all thy love,
Dear, I shall never have it all ;
I cannot breathe one other sigh, to move,
Nor can intreat one other tear to fall ;
And all my treasure, which should purchase thee,
Sighs, tears, and oaths, and letters I have spent ;
Yet no more can be due to me,
Than at the bargain made was meant.
If then thy gift of love were partial,
That some to me, some should to others fall,
    Dear, I shall never have thee all.

Or if then thou gavest me all,
All was but all, which thou hadst then ;
But if in thy heart since there be or shall
New love created be by other men,
Which have their stocks entire, and can in tears,
In sighs, in oaths, and letters, outbid me,
This new love may beget new fears,
For this love was not vow'd by thee.
And yet it was, thy gift being general ;
The ground, thy heart, is mine ; what ever shall
    Grow there, dear, I should have it all.

Yet I would not have all yet.
He that hath all can have no more ;
And since my love doth every day admit
New growth, thou shouldst have new rewards in store ;
Thou canst not every day give me thy heart,
If thou canst give it, then thou never gavest it ;
Love's riddles are, that though thy heart depart,
It stays at home, and thou with losing savest it ;
But we will have a way more liberal,
Than changing hearts, to join them ; so we shall
    Be one, and one another's all. 

Tuesday, February 28, 2012

Sunday, February 26, 2012

Tuesday, February 21, 2012

Thursday, January 19, 2012

Sunday, January 01, 2012